Tu es un véritable voyageur, amoureux de la planète et des festivals ! Nord ZeD Fest t'emmène aux pays des Vikings et t'explique comment et pourquoi les festivals scandinaves sont la référence des éco Festival, à ne pas manquer sous aucuns prétextes.
Tout commence par une belle rencontre à l’Université de Tours. Solenne Chevrieux, Mélinda Brun et Paul Balavoine. Trois personnes et des passions communes : l’écologie, les voyages et les festivals. Nous sommes Nord ZeD Fest ! Nord pour les pays nordiques, ZeD pour zéro déchet et Fest pour les festivals. Tout est réuni pour qu’on vous parle de ce sujet qui nous passionne. Le but ici est de vous raconter la position des pays nordiques face à l’environnement et plus particulièrement dans leurs dispositifs mis en place en prenant l’exemple d’éco festival, mais également d’échanger avec vous sur vos impressions, vos expériences et vos questions.
Etant très actifs sur notre blog mais également sur nos réseaux sociaux Nord ZeD Fest est là pour vous, nous vous proposons aussi d’ouvrir vos questionnements sur le déroulement des éco festivals dans les USA grâce au blog Fest’Eco.
Bonne lecture ! Nous avons hâte de lire vos commentaires, avis et retours. Et qui sait nous nous croiserons peut-être dans les pays des Vikings pour un éco festival.
Tu trouveras dans cette rubrique les festivals écologiques dans les pays nordiques ainsi que les photos de nos voyages dans les pays nordiques et plus généralement toutes les images que nous avons trouvé intéressantes de partager.
Voici notre logo : le bleu évoque la fraicheur ainsi que la vérité et les symboles en arrière plan font références aux pays scandinaves.
Flow FestivalSecret Solstice (Islande) Festival qui dégage peu de CO2, les émissions dégagées sont compensées par l’achat d’arbre dans l’objectif de reverdir l’ile de Madagascar. Northside Festival (Danemark) En 2018 ce festival a réussi à recycler 78% de ses déchets, l’objectif pour les prochaines années est d’arriver à 100%.
Photos prises pendant notre voyage en Norvège (10 jours).
Dans un contexte environnemental de plus en plus instable, les nations s’efforcent d’adopter des mesures environnementales afin de répondre à un besoin que nous pourrons certainement bientôt appeler un besoin de survie.
Mais loin de moi aujourd’hui l’envie de vous dresser un tableau alarmant et désespéré du futur de notre belle planète Terre. Au contraire, restons positifs, soyons optimistes et évadons nous l’espace d’un instant dans les pays Scandinaves, champions du développement durable.
Coordonner une politique environnementale est très complexe pour une nation car cela demande des concessions plus ou moins importantes que bon nombre d’individus ne sont pas prêt à faire. Essayez d’enlever aux États-Unis d’Amérique leur mode de consommation excessif et leur gros 4×4 V8… Bon courage.
La Scandinavie montre l’importance de penser localement et d’agir localement en mobilisant au plus petit niveau les compétences des acteurs et habitants. C’est ici une affaire de tout à chacun, où chaque individu est concerné et contribue à faire évoluer ces politiques environnementales pour faire de ces nations du nord un exemple en matière écologique.
Nous pourrions penser à juste titre qu’une telle pression environnementale se fait au détriment du confort de vie des habitants, mais encore une fois, les pays scandinaves arrivent en tête du classement des « pays du bonheur ». D’après le World Happiness Report 2015, l’Islande, le Danemark, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède arrivent respective à la 2ème, 3ème, 4ème, 6ème, 7ème et 8ème place du classement.
Néanmoins, nous ne pouvons pas parler d’un modèle environnementale propre à la Scandinavie. En effet, chaque pays ne dispose pas des mêmes ressources. Cependant, la part des énergies renouvelables y est plus élevée qu’ailleurs.
Alors comment les pays Scandinaves arrivent-ils à appliquer efficacement une politique qui œuvre pour l’environnement ?
Le glissement vers une fiscalité verte
Parce qu’œuvrer pour l’environnement coûte cher aux états, les scandinaves se voient imposer des prélèvements obligatoires élevés et ces pays ont opté pour une transition vers une fiscalité verte tout en maintenant une pression fiscale. Toute augmentation de taxe liée à la question environnementale est compensée par une diminution équivalente de la fiscalité sur le travail.
En Suède la taxe carbone (qui existe depuis 1991) est la plus élevée du monde : 118 euros par tonne de CO2. Ce qui peut nous paraitre étonnant, c’est que cette taxe (rappelons le, la plus chère au monde) n’a JAMAIS été contestée et c’est en Suède que les émissions de CO2 sont les plus faibles.
Ce pays vise le 0 émission carbone d’ici 2050 et a annoncé lors de la COP 21 à Paris vouloir devenir le premier pays sans énergie fossile d’ici 2030. Pari osé rendant les objectifs des autres pays (Union Européenne, États-Unis d’Amérique) insignifiants.
L’énergie primaire en Suède est composée à 67% d’énergie renouvelable et la part de nucléaire est passé de 50% en 2006 à 38% en 2012 (Jean-Marc Jancovici, 2015)
Bien que le modèle scandinave ne soit pas applicable en totalité dans les autres pays du globe, nous avons beaucoup de leçons à tirer de la mentalité et de la conscience environnementale de ces habitants du nord, pour qui la protection de l’environnement est une nécessité.
Parler de festival entre amis revient très souvent à faire référence à la musique, à l’ambiance ou encore aux activités spécifiques à certains festivals. Mais pour une minorité grandissante il peut aujourd’hui être question de débattre sur les conséquences écologiques pouvant être engendrées par ces événements pourtant si festifs. Pour vous donner une petite idée, les dépenses énergétiques nécessaires au déroulement d’un festival peuvent être considérables. Selon un article de Mtaterre 70% à 80% des émissions de gaz à effet de serre sont générés par le déplacement des intervenants et festivaliers mais ce n’est pas tout. De l’énergie est également utilisée pour tous les autres services extérieurs comme la restauration, le camping . Sur l’ensemble du festival on peut aussi faire références à tous les déchets produits; qu’ils soient alimentaires ou non réutilisables. Ces problèmes ne peuvent plus être ignorés aujourd’hui, dans un contexte de fragilisation intense de notre Terre.
Mais alors ? Comment faire pour allier amour des festivals, de la musique et de la nature? Comment faire pour ne plus participer à ces dépenses énergétiques produites sur de si petites périodes et pourtant, si lourdes de conséquences ? Les « éco festivals » semblent devenir la solution privilégiée ! De toutes tailles et de tous genres, ils sont en pleine expansion, et traversent les frontières. -Comme évoqué dans le précédent article- Les pays scandinaves regorgent de politiques environnementales diverses et variées; la protection de l’environnement faisant presque partie intégrante de leur culture et ce, depuis très longtemps. Mais comment appliquer cette idéologie à un événement tel que le festival? Nous nous sommes donc penchés sur le cas d’un festival de grande envergure sur la côte sud de la Finlande pour comprendre une bonne fois pour toute comment peut s’organiser un festival respectueux de l’environnement.
Partons dans la ville d’Helsinki, qui abrite en plein été les vibrations du festival « Flow »; référence en la matière au niveau européen. Nous voilà donc à la découverte d’un festival innovant mélangeant culture, arts et bien sûr… écologie. L’aventure prenant place depuis maintenant 16 ans dans la capitale Finlandaise a su brièvement passer de petite fête locale à festival international. Chaque année, le Flow accueille et rassemble des milliers de personnes; festivaliers, artistes et bénévoles semblent toujours au rendez-vous. Entre restauration des quatre coins du monde, musiques variées et activités en tout genre; chacun y trouve son compte. Mais ce qui constitue réellement l’originalité de l’événement, c’est sa vision du développement durable. C’est d’ailleurs l’un des premiers écofestival qui comptabilise une émission de carbone neutre.
C’est tout simple ! Chaque année, les organisateurs offrent des contributions à des projets environnementaux pour compenser l’ensemble des impacts négatifs dû à l’événement. Le but étant de rendre le festival neutre en émissions de CO². L’année dernière, selon une étude de Pöyry, les émissions du festival ont été baissées de presque 32%; ce qui représente finalement plus de 100 tonnes de dioxyde de carbone économisé. Une bouffée d’air frais pour notre planète. En ce qui concerne le pourcentage d’émission restant, les organisateurs choisissent d’offrir de l’argent pour reboiser les forêts. Le festival Finlandais va beaucoup plus loin et propose une série d’actions pour devenir un agent pleinement en faveur du développement durable.
Grâce à une collaboration avec « Neste MY » les directeurs du festival réduisent drastiquement leur empreinte carbone. Selon leur site officiel, l’entreprise peut réduire jusqu’à 90% des émissions de gaz à effet de serre restant en permettant l’amélioration de la qualité de l’air sur toute la période festivalière. Ces différentes actions sont notamment possibles grâce au biodiesel utilisé par la société Neste MY. -Un carburant fabriqué à l’aide de déchets non comestibles issus de la production alimentaire- De surcroît, le « Flow » utilise une électricité domestique certifiée et produite par des éoliennes pour coller à l’idéologie d’une énergie totalement verte. La coopération avec « Neste MY » ne s’arrête pas là, ensemble, ils ont créé un projet appelé le « Sustainability Rider ». Vous savez quand des artistes attentent leur moment de gloire, dans leur loge sont mis à disposition des sucreries à l’emballage non recyclable ou d’autres produits qui ne sont pas favorables pour l’environnement. Le projet « Sustainability Rider » propose aux artistes de faire des choix plus responsables et surtout durables.
La restauration : les déchets plastiques et alimentaires
En réalité, les déchets alimentaires sont moindre et les déchets plastiques sont inexistants au niveau des services extérieurs de restauration. Pour ce faire les traiteurs engagés sont choisis grâce à une formulaire d’inscription qui regroupe plusieurs restrictions environnementales. Les dirigeants ont choisi de favoriser les producteurs locaux qui proposent de la nourriture biologique. Une très bonne astuce écologique qui fait vivre les petits producteurs et qui réduit considérablement les frais de transports. A l’intérieur du formulaire d’inscription on peut trouver des normes sur l’efficacité énergétique, sur les produits d’emballage et bien plus encore. Grâce à ces restrictions, le festival peut choisir des restaurateurs qui n’entravent pas l’environnement et respectent ainsi les idéologies du festival. Les déchets alimentaires sont ainsi réduit et le plastique utilisé pour les emballages alimentaires ne remplis pas des centaines de poubelles chaque année. En pleine été il fait généralement chaud, et les quantités de bouteilles d’eau utilisé pour s’hydrater sont généralement exorbitante. Pour diminuer cela, le festival propose une politique d’encouragement, pour inciter les festivaliers à utiliser de l’eau du robinet et ainsi pallier aux quantités de bouteille plastique acheté chaque année. Les déchets non recyclable sont des questions auxquels les politiques cherchent désespérément des solutions à l’échelle mondiale. Flow Festival, à son échelle, y répond plutôt bien et depuis un bon moment.
Facile d’accès, sa position lui permet de limiter les déplacements pour les visiteurs originaires des lieux. Le vélo, la marche à pied ou encore les transports en commun sont donc à l’honneur pour se déplacer en toute tranquillité. Un parking gratuit est même prévu pour ranger les vélos pendant le festival. En revanche aucun parking n’est proposé pour les voitures. Se déplacer avec les moyens les plus écologiques et donc la meilleure solution dans tous les cas.
Un festival ancré dans les cultures environnementales des pays scandinaves
Grâce à ses actions environnementales le Flow Festival marque les esprits mais ne marque pas notre planète ou du moins très peu pour sa grandeur. Non seulement le programme musical donne envie d’un petit voyage en Finlande mais les idées écologiques insérées dans l’univers du festival donne envie d’acheter les billets. En plus, un billet acheté égal un soutien pour la protection de la mer Baltique. Toute une organisation basée autour d’un pilier centrale, l’écologie. A se demander si ce n’est pas leur culture scandinave déjà beaucoup dirigée vers le développement durable qui a aidé à cette formation d’un géant en matière d’écologie. Une question assez complexe qui ne peut être répondu seulement par un oui ou un non. Tout ce que l’on peut dire, c’est que les individus agissent beaucoup en fonction de leur culture et qu’à un moment donner elle a forcement joué en faveur de certaine décision environnementale. Si par exemple nous prenons le cas de l’Amérique du Nord avec une culture différente des pays scandinaves, leurs décisions environnementales seront surement différentes au sein de leurs festivals. Mais ça c’est une autre histoire, pour en savoir plus vous pouvez aller regarder le blog de « Fest’Eco » qui pourra surement vous en dire plus sur les festivals en Amérique du Nord. Si le concept écologique du Flow festival vous intéresse, vous pouvez en découvrir plus sur leur site internet. En attendant le prochain article, je vous laisse avec une petit vidéo qui va vous donner envie de vous rendre en Finlande.
Comme toute nationalité, les français partent avec des aprioris, des stéréotypes par rapport aux nordiques. Ces-derniers ne sont pas bien méchants, pour les français les nordiques sont grands et blonds.
Ils aiment manger du poisson particulièrement le saumon, ils respectent beaucoup la nature et aiment passer du temps dehors pour profiter des beaux paysages que proposent les pays nordiques.
Bien sur on ne peut pas passer à coté de l’incontournable cliché : les nordiques sont des vikings et donc portent des casques à cornes et des vêtements en peau d’ours.
Parlons de choses plus sérieuses, les pays nordiques sont vus comme à la pointe du développement durable et du respect de la planète, cette vision est vrai puisque la Suède et la Norvège, soit deux pays sur cinq des pays scandinaves, font partis des deux premières places dans le « Global Green Index Economy » suivi de près par la Finlande qui est à la huitième position.
Chez les nordiques le respect de la nature est une norme ancrée. En quelques chiffres la totalité des émissions de CO2 des pays nordiques en 2015 ne représentaient seulement que 4,5% de l’Union européenne. La Norvège est également le premier pays a avoir interdit la déforestation.
Pour cela, les nordiques regorgent de créativité pour essayer de préserver notre planète. Par exemple, la méthode udeskole qui permet de sensibiliser à l’écologie dès le plus jeune âge. Cette méthode est tournée vers la nature contrairement aux établissements classiques, avec cette méthode les enfants vont pouvoir se promener et observer permettant ainsi de les intéresser d’avantage à la nature et à sa protection.
La Scandinavie est un bon modèle en matière de recyclage au niveau des producteurs et également des consommateurs. En Norvège, le gouvernement a mis en place une taxe évolutive qui diminue en fonction du recyclage des entreprises de leurs contenants la taxe commence à 25% et au-delàs de 95% la taxe n’est plus payante. Pour le consommateur les bouteilles en plastiques doivent être consignées en échange de cela le client peut être rémunéré à hauteur de 10 à 30 centimes en fonction de la taille de la bouteille consignée. Cette mesure a permis en 2017 de récupérer 591 millions de bouteilles en plastiques. Ce résultat très impressionnant a donc intéressé d’autres pays comme l’Australie, la Belgique, le Royaume-Unis ou encore la Chine. La Suède avait mis en place ce système en 1984 pour les canettes et en 1994 pour les bouteilles en plastiques.
Image 7 prise dans l’aéroport d’Oslo par notre équipe
Les pays nordiques mettent également l’accent sur le tri qui a une place importante dans leur modes de vie.
Revenons au cœur du sujet : les festivals
Nos festivals français essayent de plus en plus de devenir des festivals respectueux de l’environnement comme par exemple le festival We love Green mais les nordiques ont une large longueur d’avance dans la matière.
En Norvège depuis 2009 la majorité des festivals utilisent l’énergie hydraulique pour leur permettre d’alimenter les générateurs électriques.
Prenons l’exemple du festival Oya à Oslo, ce festival s’est engagé dans une lutte contre la pollution et le gaspillage, 97% de la nourriture proposée est bio et 70% des déchets alimentaires sont recyclés.
L’important du tri est aussi soulignée dans ce festival puisque tous les déchets sont triés par les bénévoles dans 15 poubelles différentes en fonction de la nature des déchets.
Ne perdant aucunes occasions pour transformer les déchets, le tri de ces derniers permet de convertir l’énergie pour être utilisé dans le chauffage urbain. Cette création d’énergie est effectuée par une entreprise locale (Hafslund)
BONUS :
Notre équipe est partie directement au cœur des pays nordiques, en Norvège.
Nous avons pu interviewer des français qui sont de passage dans ce pays. Alyssia est en erasmus pour 1 an et Sandro qui est en Norvège dans le cadre d’un séjour.
Nous leur avons posé des questions sur leur perception sur place des pays nordiques et plus particulièrement ici de la Norvège.